Quand on démarre en micro-entreprise, la question du site arrive vite, et elle arrive mal posée. On se demande "quel site je fais", alors que la vraie question est "qu'est-ce que je veux qu'il se passe quand quelqu'un tombe dessus". Pour un indépendant, la réponse est presque toujours la même : un appel, un devis ou un rendez-vous.
Un site vitrine, c'est quatre choses
Pas dix pages. Quatre.
- Une phrase claire en haut de la page d'accueil : ce que vous faites, pour qui, où. "Graphiste freelance à Nantes, identité visuelle et supports print pour artisans et commerçants" bat "Bienvenue sur mon site" à tous les coups.
- Vos prestations, avec un ordre de prix. Un forfait, un tarif journalier, une fourchette. Ne pas afficher de prix ne fait pas venir plus de clients, ça fait venir plus de gens qui appellent uniquement pour le demander.
- Un moyen de vous joindre qui n'est pas le téléphone. Un formulaire de devis, ou une prise de rendez-vous en ligne si vous vivez de rendez-vous.
- Les mentions légales et la politique de confidentialité. C'est une obligation, pas une option, et c'est détaillé dans notre guide sur les mentions légales.
Ajoutez une page "à propos" courte avec une vraie photo de vous. Les indépendants sous-estiment ça : on choisit une personne, pas une entreprise.
Ce que vous n'avez pas besoin de faire tout de suite
- Un blog. Il ne sert que si vous écrivez vraiment, et régulièrement. Un blog avec trois articles de 2024 fait plus de mal que pas de blog.
- Une boutique en ligne, sauf si vous vendez des produits maintenant. Vendre en ligne ajoute des obligations : conditions générales de vente, droit de rétractation, médiateur de la consommation.
- Un logo cher. Un nom lisible et deux couleurs cohérentes suffisent la première année.
- Dix pages de contenu. Une page dense et à jour vaut mieux que dix pages vides.
Combien ça coûte, honnêtement
Trois chemins, trois manières de payer.
Une agence ou un freelance web facture le plus souvent une somme unique à la création, puis l'hébergement et la maintenance au mois. C'est le bon choix si vous avez besoin de quelque chose de sur-mesure : une charte construite de zéro, une intégration à votre logiciel de gestion, un site qui est lui-même votre produit. Posez systématiquement trois questions avant de signer : que coûte une modification de texte, à quel nom est déposé le nom de domaine, et que se passe-t-il si vous partez.
WordPress tout seul : hébergement, un thème, des extensions pour les formulaires, les cookies et les sauvegardes, et vos week-ends pour tenir tout ça à jour. C'est le plus souple et, en temps passé, souvent le plus cher.
Un constructeur de sites : vous prenez un modèle, vous changez les textes et les photos, vous publiez. Wix, Hostinger, IONOS ou Squarespace font bien ce travail, chacun avec ses forces, et pour beaucoup d'indépendants ils suffisent largement. Regardez surtout la même chose chez tous : l'offre d'entrée est rarement celle dont vous aurez besoin, la prise de rendez-vous, la boutique et le domaine se paient souvent en plus, et le domaine offert l'est en général la première année seulement.
Chez 1h1app, c'est un seul tarif à 16 euros par mois avec tous les blocs inclus : prise de rendez-vous avec acompte, carte réelle, formulaires, boutique, blog, mentions légales et politique de confidentialité générées. Jusqu'à trois sites et 200 Mo d'images par compte, 7 jours gratuits sans carte bancaire, et les paiements passent par votre propre compte Stripe, sans commission de notre part.
Ce que notre outil ne fait pas
Autant le dire avant que vous le découvriez : les textes d'exemple des modèles sont en anglais. L'interface, les menus, les formulaires, le panier, la prise de rendez-vous et les pages légales sont bien en français, mais les 61 modèles de métier ont été écrits en espagnol et en anglais. Vous les remplacez de toute façon par vos propres mots, mais au premier chargement, c'est de l'anglais qui s'affiche.
Il n'y a pas non plus de code libre : ce sont des blocs, pas une page blanche. Si votre idée ne rentre dans aucun bloc, un prestataire sera plus adapté.
L'après-midi où le site part en ligne
- Créez le compte, sans carte.
- Choisissez le modèle de votre métier.
- Remplacez les textes, en commençant par la phrase d'accueil et les prestations avec un ordre de prix. Écrivez avec les mots que vous employez au téléphone.
- Chargez cinq bonnes photos. Cinq bonnes valent mieux que vingt moyennes.
- Activez ce qui rapporte : formulaire de devis, prise de rendez-vous, éventuellement acompte.
- Renseignez vos informations d'entreprise et laissez les pages légales se générer.
- Publiez, puis créez votre fiche d'établissement Google : c'est ce qui vous rendra visible localement le plus vite, comme expliqué dans ce guide sur le référencement local.
La partie technique tient dans un après-midi. Vos contenus, non : asseyez-vous une heure avant, et écrivez ce que vous faites, pour combien, où et quand vous êtes joignable. C'est là que la plupart des projets de site s'arrêtent, quel que soit l'outil.
Questions fréquentes
Un auto-entrepreneur est-il obligé d'avoir un site internet ?
Non, aucune obligation. En revanche, si vous avez un site professionnel, il doit comporter des mentions légales complètes au titre de la LCEN. Beaucoup d'indépendants commencent par une fiche d'établissement Google, gratuite, et ajoutent le site ensuite pour y mettre les prestations, les tarifs et le formulaire de devis.
Que doit contenir le site d'une micro-entreprise ?
Une phrase claire sur ce que vous faites et pour qui, vos prestations avec un ordre de prix, un moyen de contact autre que le téléphone, une courte page à propos avec votre photo, et les mentions légales et la politique de confidentialité. Le reste, blog et boutique compris, peut attendre.
Combien coûte un site internet pour un indépendant ?
Cela dépend du chemin. Une agence ou un freelance facture une somme à la création puis la maintenance au mois, et chaque modification repasse par eux. Un constructeur se paie au mois, souvent par paliers selon les fonctions activées. Comparez toujours sur 24 mois, domaine et modifications comprises.
Faut-il afficher ses tarifs quand on est auto-entrepreneur ?
Au moins un ordre de grandeur : un forfait de départ, un tarif journalier ou une fourchette. Cela n'éloigne pas les bons clients, cela évite les échanges avec ceux qui ne sont pas dans le bon budget, et cela vous fait gagner du temps sur chaque demande.
Puis-je créer mon site moi-même sans savoir coder ?
Oui. Avec un constructeur, vous choisissez un modèle, vous remplacez les textes et les photos et vous publiez : la mise en page, la version mobile et les pages légales sont déjà traitées. Ce qui vous est demandé, ce sont vos contenus, pas des compétences techniques.